patience, pédagogie, relationnel, limites, bornes, etc
Je me demande parfois d'où viennent tous ces visiteurs son mon blog. "Tous", tout est relatif, m'enfin, là par exemple, je vous cite les statistiques (dont je me fous royalement en temps normal) :
- 207 visiteurs hebdomadaires
- 122 pages vues le jour de l'article sur mes baskets magiques, classes et rigolotes, dont 14 pour lesdites baskets magiques, classes et rigolotes
- une moyenne de 27 pages vues par jour à vue de nez (que j'ai fort joli d'ailleurs) les autres jours ordinaires
- en février, alors que je ne poste rien, 657 visiteurs uniques ont visionné 1258 pages
- en janvier, alors que je n'ai posté qu'une citation à la con, 1644 pages sont vues par 673 visiteurs uniques, avec un joli pic de 269 pages le 16 où il ne se passe rien
Enfin voilà, juste pour dire que j'ai une idée de la provenance de ces visiteurs.
Ce ne sont pas, à mon humble avis, des amateurs de peluches. Non.
Je pense (après avoir rapidement parcouru les stats des articles de la partie école-iufm) que ce sont des gens qui ont tapé "école" ou "iufm" dans gougueul et qui tombent sur mon super blog de la mort.
C'est à ces personnes que je m'adresse.
Vous voulez enseigner. C'est bien, c'est une jolie vocation.
J'espère que vous savez où vous allez mettre les pieds.
Gentilles filles, chics types, prenez garde. C'est un ancien chic type, T1 en ZEP, qui s'adresse à vous.
Les enfants ne sont pas tous innocents, naïfs et inoffensifs.
Si vous avez parcouru ce blog, vous savez déjà ce que je pense. Je le confirme.
Oui, bon, vous avez deviné que je viens de passer une journée pourrie voire apocalyptique. Pourtant, je l'avais bien préparée, avec des activités faciles, qu'il connaissent et apprécient. Tout pour plaire, en théorie et en somme.
Et bien non.
Il suffit d'avoir des "cas", des "dossiers", et ça vous pourrit une classe en moins de un (et oui, plus vite qu'en moins de deux). Ils entraînent dans leur sillage les quatre cinquièmes de l'effectif. Plus personne n'écoute (Hermione ne suffit plus pour faire illusion), impossible de lire un album ou un Quoti, impensable d'expliquer une consigne, même courte. Un "cas" hurle, dix autres font pareil (le mimétisme est leur forme d'originalité et d'initiative à eux). On se range pour aller dans la cour, quelques "cas" s'enfuient en courant dans les couloirs ou les escaliers dans la direction opposée à la cour, que faites-vous ? Vous laissez votre effectif sans surveillance pour aller choper les insolents inconscients à qui il peut arriver n'importe quoi ? Interdit par les textes. Vous devez toujours avoir tous les enfants sous votre surveillance. Vous voulez peut-être alors conduire l'effectif majoritaire (qui s'énerve) dans la cour en pensant ensuite revenir pour attraper les insolents ? Bin, interdit aussi bien entendu. Et vous n'êtes même pas certains de savoir où vous allez les retrouver, de toute façon. Ca court très vite à cet âge.
Parler aux parents ? Oui, l'habitude est prise depuis septembre-octobre, nous sommes en mars...
Je compare même certains à Anakin Skywalker (le futur Dark Vador, le grand méchant de la guerre des étoiles qui est du côté obscur de la force et qui prend de la ventoline - j'explique car j'en connais quelques-uns qui ne connaissent pas la guerre des étoiles) : ils sont intelligents mais ils ont un potentiel d'insolence, de désobéissance, de violence, etc vraiment singulier.
Ils vous pousseront à bout.
Je ne suis pas du tout le seul à penser ainsi.
Tout le monde, iufm inclus, vous le dira mais ça devrait être hurlé pour mieux refléter la réalité.
Attention, je ne mets pas tout sur leur dos, à ces pauvres petits enfants ; je reconnais qu'en temps que T1, je n'ai quasiment aucune expérience de gestion de classe (vous comptez sur l'iufm pour vous former au terrain ? Je vous épargne les "ahahahaaaaa" en police taille 50).
Sachez aussi que nombreux sont les enfants qui (notamment en ZEP) ont un contexte familial déplorable (là, ça serait un joli morceau à vous développer mais je crois que je n'ai pas le droit, devoir de réserve ou un truc dans le genre oblige).
Mais tout de même.
J'étais gentil au début, c'est certainement la pire de mes erreurs, celle qui me coûte mon année.
J'avais une prof à l'iufm qui me disait qu'il fallait absolument cesser avec ce mode opératoire, qu'il était "préférable de commencer l'année par un dialogue, machin machin, c'est du travail sans en avoir l'air"... Bin voyons.
La majorité des profs d'iufm vous diront de ne pas calquer vos pratiques sur les profs qui exercent déjà et ce afin de renouveler lesdites pratiques, afin de faire avancer la pédagogie, etc.
Ils ont raison dans le fond mais vraiment tort en pratique, surtout en ce qui concerne les débuts (d'année).
Ce que vous diront les profs qui exercent concernant le premier jour, c'est à peu de choses près "Tu leur fait comprendre que c'est toi le chef, tu fixes les règles d'entrée de jeu, tu ne discutes pas, tu leur donnes du travail dans la foulée ET TU NE SOURIS PAS."
C'est la triviale réalité de ce qui fonctionne si on souhaite "tenir" sa classe pendant une année scolaire, j'en suis intimement persuadé quand j'écoute mes collègues T1 et les profs plus anciens.
La gentillesse est une faiblesse, une faille que vous vous devez absolument de camoufler pour "survivre", du moins au début (c'est-à-dire plusieurs mois).
Oh l'autre hé, tout de suite les grands mots, "survivre"...
Oui.
J'exagère parce que j'en ai sué sue ? Peut-être.
Mais au bout du compte, c'est à vous qu'il incombera de réfléchir, de jauger le pour et le contre, de prendre une décision vous concernant... et d'éliminer le maillon faible.
Moi, en tout cas, c'est bon, j'ai joué au loto en suivant un joli conseil, j'y ai perdu une année scolaire et des illusions, je ne recommencerai pas.
- 207 visiteurs hebdomadaires
- 122 pages vues le jour de l'article sur mes baskets magiques, classes et rigolotes, dont 14 pour lesdites baskets magiques, classes et rigolotes
- une moyenne de 27 pages vues par jour à vue de nez (que j'ai fort joli d'ailleurs) les autres jours ordinaires
- en février, alors que je ne poste rien, 657 visiteurs uniques ont visionné 1258 pages
- en janvier, alors que je n'ai posté qu'une citation à la con, 1644 pages sont vues par 673 visiteurs uniques, avec un joli pic de 269 pages le 16 où il ne se passe rien
Enfin voilà, juste pour dire que j'ai une idée de la provenance de ces visiteurs.
Ce ne sont pas, à mon humble avis, des amateurs de peluches. Non.
Je pense (après avoir rapidement parcouru les stats des articles de la partie école-iufm) que ce sont des gens qui ont tapé "école" ou "iufm" dans gougueul et qui tombent sur mon super blog de la mort.
C'est à ces personnes que je m'adresse.
Vous voulez enseigner. C'est bien, c'est une jolie vocation.
J'espère que vous savez où vous allez mettre les pieds.
Gentilles filles, chics types, prenez garde. C'est un ancien chic type, T1 en ZEP, qui s'adresse à vous.
Les enfants ne sont pas tous innocents, naïfs et inoffensifs.
Si vous avez parcouru ce blog, vous savez déjà ce que je pense. Je le confirme.
Oui, bon, vous avez deviné que je viens de passer une journée pourrie voire apocalyptique. Pourtant, je l'avais bien préparée, avec des activités faciles, qu'il connaissent et apprécient. Tout pour plaire, en théorie et en somme.
Et bien non.
Il suffit d'avoir des "cas", des "dossiers", et ça vous pourrit une classe en moins de un (et oui, plus vite qu'en moins de deux). Ils entraînent dans leur sillage les quatre cinquièmes de l'effectif. Plus personne n'écoute (Hermione ne suffit plus pour faire illusion), impossible de lire un album ou un Quoti, impensable d'expliquer une consigne, même courte. Un "cas" hurle, dix autres font pareil (le mimétisme est leur forme d'originalité et d'initiative à eux). On se range pour aller dans la cour, quelques "cas" s'enfuient en courant dans les couloirs ou les escaliers dans la direction opposée à la cour, que faites-vous ? Vous laissez votre effectif sans surveillance pour aller choper les insolents inconscients à qui il peut arriver n'importe quoi ? Interdit par les textes. Vous devez toujours avoir tous les enfants sous votre surveillance. Vous voulez peut-être alors conduire l'effectif majoritaire (qui s'énerve) dans la cour en pensant ensuite revenir pour attraper les insolents ? Bin, interdit aussi bien entendu. Et vous n'êtes même pas certains de savoir où vous allez les retrouver, de toute façon. Ca court très vite à cet âge.
Parler aux parents ? Oui, l'habitude est prise depuis septembre-octobre, nous sommes en mars...
Je compare même certains à Anakin Skywalker (le futur Dark Vador, le grand méchant de la guerre des étoiles qui est du côté obscur de la force et qui prend de la ventoline - j'explique car j'en connais quelques-uns qui ne connaissent pas la guerre des étoiles) : ils sont intelligents mais ils ont un potentiel d'insolence, de désobéissance, de violence, etc vraiment singulier.
Ils vous pousseront à bout.
Je ne suis pas du tout le seul à penser ainsi.
Tout le monde, iufm inclus, vous le dira mais ça devrait être hurlé pour mieux refléter la réalité.
Attention, je ne mets pas tout sur leur dos, à ces pauvres petits enfants ; je reconnais qu'en temps que T1, je n'ai quasiment aucune expérience de gestion de classe (vous comptez sur l'iufm pour vous former au terrain ? Je vous épargne les "ahahahaaaaa" en police taille 50).
Sachez aussi que nombreux sont les enfants qui (notamment en ZEP) ont un contexte familial déplorable (là, ça serait un joli morceau à vous développer mais je crois que je n'ai pas le droit, devoir de réserve ou un truc dans le genre oblige).
Mais tout de même.
J'étais gentil au début, c'est certainement la pire de mes erreurs, celle qui me coûte mon année.
J'avais une prof à l'iufm qui me disait qu'il fallait absolument cesser avec ce mode opératoire, qu'il était "préférable de commencer l'année par un dialogue, machin machin, c'est du travail sans en avoir l'air"... Bin voyons.
La majorité des profs d'iufm vous diront de ne pas calquer vos pratiques sur les profs qui exercent déjà et ce afin de renouveler lesdites pratiques, afin de faire avancer la pédagogie, etc.
Ils ont raison dans le fond mais vraiment tort en pratique, surtout en ce qui concerne les débuts (d'année).
Ce que vous diront les profs qui exercent concernant le premier jour, c'est à peu de choses près "Tu leur fait comprendre que c'est toi le chef, tu fixes les règles d'entrée de jeu, tu ne discutes pas, tu leur donnes du travail dans la foulée ET TU NE SOURIS PAS."
C'est la triviale réalité de ce qui fonctionne si on souhaite "tenir" sa classe pendant une année scolaire, j'en suis intimement persuadé quand j'écoute mes collègues T1 et les profs plus anciens.
La gentillesse est une faiblesse, une faille que vous vous devez absolument de camoufler pour "survivre", du moins au début (c'est-à-dire plusieurs mois).
Oh l'autre hé, tout de suite les grands mots, "survivre"...
Oui.
J'exagère parce que j'en ai sué sue ? Peut-être.
Mais au bout du compte, c'est à vous qu'il incombera de réfléchir, de jauger le pour et le contre, de prendre une décision vous concernant... et d'éliminer le maillon faible.
Moi, en tout cas, c'est bon, j'ai joué au loto en suivant un joli conseil, j'y ai perdu une année scolaire et des illusions, je ne recommencerai pas.
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