iufm, jour 1bis, 2 en fait

Publié le par tof

J2, pas très différent de J1...

Encore des documents de syndicats à l'entrée.
Un cadeau ! Un sac à bandoulière, gris et noir, sobre. Discrètement estampillé "IUFM". Merci.

J'arrive en avance. Je m'assieds en bout de rangée, en laissant un siège vide entre moi et un groupe de filles. Quelques minutes après, un gars arrive et avec un grand sourire, leur adresse un "chaleureux" "Bonjour" de Dom Juan... Pas rasé, coiffé avec les doigts avant d'entrer dans l'amphi et parce qu'il le fallait, un T-shirt de fond de tiroir, un jean pourri, une chaîne autour du cou - vous savez, la chaîne qui est démodée et que les petites frappes de province ont autour du cou... Il respire comme un buffle, s'étale comme dans son divan...
Zen...  

Le directeur adjoint nous parle des devoirs et obligations du professeur des écoles. Beau discours officiel. Ca responsabilise. "L'année sera difficile", "il faudra être réactif !". Il sait mener ses troupes, le bonhomme. "Pas de tongs en classe", "pas de mégots par terre", "être à l'heure, c'est être en avance"... J'apprécie particulièrement les petites phrases péremptoires qui ponctuent son discours. On sent qu'il les a travaillées, tournées, réfléchies... Faudrait vérifier la métrique...

On nous parle du bâtiment même, qu'on saura vite s'y retrouver. Je dois avouer que le premier jour où je m'y suis rendu, j'ai marqué un temps d'arrêt en voyant leur système coloré de subdivision de l'édifice, deux paliers par étage, les escaliers qui courent partout... Mais c'est Poudlard ici ou quoi ?!
Il était là cet escalier, hier ? Tu es certain ?

Mon brave voisin se fait à nouveau remarquer : il baille fort et s'étire, bras en l'air. Distingué, le garçon... Plusieurs fois au cours de la matinée. A un moment, il veut croiser ses grandes jambes. Problème : les rangées sont serrées et en plus il a ouvert sa tablette ce qui lui laisse encore moins de place.  Première, puis deuxième tentative.  Il fait du bruit, donne des coups de genoux à son voisin de droite et  dans sa tablette, ce  qui consitue un coup dans le dos à sa voisine de devant, mais il insiste le bougre ! Il fait un crise d'hypoglycémie s'il ne croise pas sa jambe dans l'instant ou quoi ?!

Divers intervenants prennent la parole, l'air plus ou moins sympathique, faisant plus ou moins preuve d'un langage politiquement correct...

Le voisin est bel et bien un brave garçon : il ne connaît pas le SCEREN-CNDP-CRDP. Il a réussi le concours de recrutement de professeurs des écoles mais ne sait pas qui édite les programmes, les documents d'application, etc... Je trouve ça stupéfiant.

Petit à petit, on sent que la tension et l'attention retombent : les yeux deviennent plus lourds et même chez les voisins, certains capitulent : ils colorient leur bloc-note, somnolent, papotent...

Veka, je suis déçu. Tu m'avais promis des jeunes filles à l'attitude légère (que tu avais vulgairement baptisées "poufs" ; comprends bien que désormais, je ne puis plus m'autoriser un tel écart de langage, quoi merde, je suis professeur des écoles stagiaire, moi), et bien non : à part quelques trop rares exemplaires, je dois te dire ma déception. Rien à railler...

Voilà voilà...
Je n'ai toujours pas mon emploi du temps car les candidats de la liste complémentaire qui remontent en liste principale ne sont pas encore connus, les groupes ne peuvent donc pas encore être faits.
D'ici là, nous aurons droit à d'autres discours et autres présentations, conférences...


à être continué...
 
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L
Vivement les nouvelles aventures de mon instit stagiaire préféré! Quoique je dirais plutôt écrivain stagiaire tant j'aime ton style!
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O
Ah mince ! Ai-je oublié de préciser que les pouffes peuvent être des hommes ;-)<br /> <br /> Amusante la comparaison avec Poudlard, n'y avait pas pensé, et pourtant...<br />
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