jour 3, IUFM californien

Il fait chaud, je suis un beau gosse entouré de filles, il y a des vagues...
Non, je ne suis pas un Beach Boy.
Je suis à l'iufm, on crève de chaud ; on commence à connaître nos groupes, appelés "vagues". Je suis dans la vague B.
On commence à se repérer dans le bus ; des signes ne trompent pas (âge, style, sac offert par l'iufm à l'épaule). Soit on connaît du monde et on papote - le fond du bus est un vrai poulailler -, soit on observe les autres et on échange des banalités affligeantes.
Dans l'amphi, je remarque une petite minorité de mamans. Ca fait bizarre car elles tranchent un peu avec les têtes d'étudiants.
En attendant les intervenants, ça discute circulation, ça cherche les copines...
Le gentil monsieur qui nous parle nous dit qu'il est "heureux" de nous accueillir car l'Education Nationale a besoin de nous. Je voudrais le croire mais j'ai l'impression d'un discours policé.
La suite du discours est très institutionnelle.
L'estomac de mon voisin de droite a ponctué le discours d'appels à l'aide. J'ai réussi à ne pas sourire, non pas que je me moquais mais ça me rappelait les vendredis matins en terminale, philo de 8h à 10h, nous devions lire. Silence total donc, et mêmes symptômes... Nostalgie...
Est-ce un lapsus que j'ai perçu ?
Un intervenant (un responsable en costume avec des cheveux blancs) parlait des faiblesses que certains d'entre nous pouvaient encore avoir en Français. Il nous parlait de cours optionnels qui nous étaient destinés car "il fallait absolument mépriser - heu, maîtriser l'enseignement de la langue française aux adultes."
...
Publicité